NE
QUID FALSI AUDEAT.
NE QUID VERI NON AUDEAT.
"Qu’il n’ose pas dire quelque chose
de faux et
qu’il ne soit pas sans oser dire quelque chose de vrai."
: Devise
de l’historien.
En
hommage à monsieur Odile François, érudit
méconnu de la Champagne.
Un grand merci à monsieur Gilbert Chérest, autre
érudit méconnu qui m’a fait redécouvrir le
patrimoine historique champenois.
INTRODUCTION.
Toute
science naît de l’observation mais si l’homme vient à
considérer sa propre nature il y trouve une multitude d’énigmes,
à commencer par celles qui limitent le cours de sa vie,
la naissance et la mort.
D’autres observations viennent se greffer sur l’arbre de la vie
qui conduisent souvent l’homme en quête de lui-même
sur les chemins de l’égarement, de l’épouvante ou
du merveilleux. De tous temps il en a été ainsi.
L’échappatoire, pour l’homme, existe en la croyance en
une intervention supra naturelle qui, au fil des siècles,
prendra un caractère divin anthropomorphique. Ainsi vont
naître la théurgie mais aussi l’idolâtrie,
les vraies ou les fausses croyances déistes, la magie naturelle,
etc. autant de sources légendaires qu’il existera de civilisations
et qui tenteront toutes de replacer l‘homme dans ce qu‘il considère
comme son univers.
De
l’Antiquité aux temps modernes vont ainsi s’affronter les
partisans de ces différentes formes de cultures religieuses
qui ont toujours permis de considérer l’homme dans son
environnement cultuel et de situer sa place dans le monde, une
lutte parfois fratricide qui verra enfin triompher le christianisme
aux abords du Moyen Age. Ceux qui, alors, ne reconnaîtront
pas le « credo » du christianisme triomphant seront
déclarés devins, sorciers et enfin hérétiques.
Les
pages suivantes racontent cette histoire qui pourrait commencer
en 314 au concile d’Ancyre (aujourd’hui Ankara) lorsque l’Eglise
chrétienne dénonça « ces méprisables
femmes qui se vantent de chevaucher certaines nuits, sur des bêtes
extraordinaires, et d’être transportées de la sorte
à travers l’espace à des danses et à des
divertissements auxquels président Hérodiade ou
Diane, la déesse des païens ».
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