Il
est plus que certain que c’est grâce aux travaux de Déodat
Roché que l’on doit ce renouveau de la “Queste del Saint-Graal”
(Albert Pauphilet, 1923) et l’application, in situ, des noms prestigieux
sur des lieux devenus dès lors non moins exceptionnels.
Ces appellations, ose-t-on nous dire, proviennent de vieux manuscrits
... qui bien souvent ne remontent qu’à la seconde moitié
du XIX° siècle. L’association des mots catharisme et
graal doit être attribuée à Josephin Péladan
(Le secret des troubadours: de Parsifal à Don Quichotte.
1906). On ne doit cependant pas oublier Antonin Gadal (Sur le
chemin du Saint-Graal) qui projette, dans son oeuvre, les rêveries
et les théories à la fois naïves et trompeuses
d’un Matheus à la recherches de la coupe d’or dans les
grottes d’Ussat-Ornolac.
C’est
donc par Déodat Roché (Le graal pyrénéen:
cathares et templiers 1949; Les cathares, les templiers et le
graal, 1970) que va émerger des brumes manichéennes
et cathares, du chaos des ruines ariégeoises, un nouveau
lieu, bien plus spirituel que ne le sera jamais Montségur,
le château ruiné de Montréalp-de-Sos, ancien
oppidum des Sottiates, ou vicus sotiatum, avec sa grottelle d’initiation
(sic) à la double issue.
“A Montréalp-de-Sos qui a bien pu être le Montsalvat
de “Titurel”, placé au nord de l’Espagne, l’état
des couleurs des peintures depuis la plus ancienne, celle du disque
et de l’épée, et celle du grand et du petit carré
jusqu’à celle des croix latines, correspond aux trois époques
successives de culture que nous avons décrites (à
savoir l’égypto-chaldéenne, la gréco-latine
et la moderne). (...) A la période gréco-latine,
à Ornolac comme à Montréalp, le sacrifice
mithriaque du taureau est le prélude du sacrifice de Jésus
et, avec le christianisme, la couronne solaire de Mithra est devenue,
par dérision, la couronne d’épines, ce qui explique
qu’on ait pu interpréter dans ce sens les images de Montréalp.
Cependant, en réalité, c’est le sens cosmique qui
s’exprime ici par le disque solaire, porté dans la coupe
lunaire, au cours des cérémonies du Graal.”
Cette
fresque est bien celle décrite dans “la Dépêche
du Midi” attribuée à Mandement comme étant
un canular (Bernadac repris par Anne Brenon, Hérésis
1994 n° 7) alors que, paradoxalement, on lit dans “Le catharisme
et les mythes du Graal” de Francesco Zambon (Hérésis
1994 n° 7 page 237):
“D’après
Mandement, cette figure rappellerait les descriptions du cortège
du Graal dans les romans arthuriens (Bernadac: Montségur
et le graal.)
“Tous nos châteaux de Puyvert à Montréalp-de-Sos
étaient acquis à la massénie du Graal, les
peintures de l’abri sous roche de Montréalp-de-Sos en font
foi. Otto Rahn les a délibérément ignorées,
bien qu’elles soient “le seul document authentique” que nous avons
trouvé à ce jour, en ce qui concerne la connaissance
du culte du Graal dans notre comté.”
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