Si
nous suivons, comme d’autres avant nous, les chemins empruntés
par Otto Rahn, essentiellement celui qu’empruntèrent les
quatre cathares qui sauvèrent le mystérieux trésor
détenu dans la citadelle de Montségur (plus prosaïquement,
semble-t-il, la trésorerie de la communauté religieuse,
“aureum et argentum et peccuniam infinitam”, emporté par
Amiel Aycart, Poitevin, Hugues et un quatrième dont l’Histoire
n’a pas retenu le nom), nous débuterons notre périple
près d’Ornolac dont nous aurons à reparler, puis,
après avoir gravi le plateau de Lujat, nous arriverons,
évitant les dangereux passages, au sommet du Thabor, autre
nom du Pic Saint - Barthélémy. Sur ce sommet, nous
découvrirons les restes d’un temple dédié
jadis à Belis, divinité solaire.
On
dit que de vieux paysans révélèrent au chercheur
allemand l’emplacement du trésor cathare.
“Il
est caché dans une caverne du Thabor, en pleine forêt.
L’entrée de cette caverne est fermée par une dalle
de pierre extrêmement lourde et, à l’intérieur,
les vipères font bonne garde. Celui qui veut s’emparer
du trésor, doit s’y rendre le dimanche des Rameaux, pendant
la messe. C’est seulement à ce moment là que l’intrépide
peut soulever la dalle et que les serpents sont endormis. Mais
malheur si l’homme n’est pas sorti avant la formule “Ite, missa
est”.
Chacun
aura, à cette lecture, compris que nous étions entrés
dans le vaste domaine des contes et des légendes réaménagés.
Par contre, les rares textes sont là qui confirment que,
vers la Noël 1243, le Parfait Mathieu et le diacre Bonnet
quittèrent Montségur en emportant “de l’or de l’argent
et une infime quantité de monnaie” (nous retrouvons notre
propos précédent) et qu’ils cachèrent le
tout dans une “spulga” du Sabarthez. On sait aussi qu’il resta
une grande quantité d’argent à Montségur,
environ une dizaine de kilogrammes d’argent fin en pièces.
Deux hommes ne peuvent emporter que ce dont ils sont capables
et, dans ce cas bien précis, les biens les plus précieux.
Dans la nuit du 16 mars qui précéda le bûcher,
les quatre Parfaits susnommés s’évadèrent
afin que l’Eglise des hérétiques ne perdit pas son
« trésor » qui était caché dans
les bois et ils prévinrent l’évêque hérétique
de Crémone de la chute de Montségur.
A
la suite de son voyage à “ la cour de Lucifer”, Otto Rahn
rentra chez lui et disparut peu de temps après. Aurait-il,
comme le prétendent certains chercheurs , emporté
avec lui une clé importante et occulte ?
Avec
Rahn, Gadal, Peyrat, Metman, Guitard et tant d’autres, nous sommes
bien dans l’Imaginaire cathare, au pays du trésor et de
“ l’Histoire cachée”.
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