A
la limite ouest du Sabarthez se dresse une citadelle ruinée:
Montségur. Au pied de la montagne, le promeneur ne manquera
pas de contempler l’abbaye de Notre Dame de Prouille, la maison-mère
des Dominicains, le berceau de l’Inquisition, le lieux choisi
par saint Dominique pour surveiller étroitement les prêtres
cathares.
On
y parle encore d’une ombre qui parcourrait les sentes et les ruines,
celle d’un étrange chercheur, Otto Rahn, qui s’installa
non loin du “Camps des Crémats” où périrent
par le feu 250 hérétiques.
Quand
Otto Rahn s’installe à Montségur, ce petit village
ne comptait qu’une trentaine de maisons et les paysans désertaient
cette terre trop ingrate.
Depuis
l’époque “Otto Rahn, rien n’a vraiment changé et
les signes étranges, entre symboles et graffitis, sont
toujours là, sur les parois rocheuses, pour qui sait les
lire, les déchiffrer .
Afin
qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, ouvrons ici une parenthèse
pour préciser que la “fresque graalique”, dont nous reparlerons
plus loin, de Montréalp-de-Sos est en fait une fabrication
de M. Joseph Mandement qui, agacé par les amalgames Montségur-Montsalvage
d’un Otto Rahn, décida d’un canular qu’il fit publier,
sous la forme de plusieurs articles, dans le journal la Dépêche
du Midi en 1932-1933. Un jour non précisé, Otto
Rahn fut surpris par Joseph Mandement alors qu’il ajoutait quelques
graffitis pseudo-catharo-ésotériques sur les parois
de Lombrives. ( Cf : Bernadac, Montségur et le Graal ;
Anne Brenon, Une archéologie cathare de l’imaginaire: méreaux,
colombes et pentacles. C.E.C. 1998.).
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