L’histoire
du christianisme primitif provient essentiellement de ce que nous
ont laissé les apôtres et autres disciples du Christ.
L’harmonisation des textes qui se fit aux quatrième et
au cinquième siècles a donné au christianisme
primitif son corpus cohérent. Mais la nature même
des sources nous empêche de faire la distinction entre les
enseignements originels et ceux développés par la
suite par les Pères de l’Eglise.
C’est
au cours du second siècle que le christianisme commença
à s’écarter des enseignements puisés aux
racines juives tout simplement parce que les chrétiens
non juifs étaient devenus plus nombreux que les juifs convertis
au christianisme.
Le
novateur, en quelque sorte, de la nouvelle doctrine religieuse
fut saint Paul qui se définissait lui-même comme
« l’instrument de Dieu ». Saint Paul fut le premier
vrai théologien chrétien.
Au
quatrième siècle le christianisme s’était
si bien développé et consolidé qu’il ne restait
aux dirigeant de l’Empire romain que deux solutions, soit éradiquer
cette secte soit l’accepter. Si Dioclétien fit tout pour
l’abattre, Constantin la reconnut et, de facto, fonda l’empire
chrétien. Dès lors il fut de bon ton d’être
chrétien.
Si
le christianisme occidental devint de plus en plus centralisé,
le christianisme oriental se structura sous l’autorité
de nombreux centres autonomes comme ceux de Constantinople, Jérusalem
ou Alexandrie.
Cette
entité unique occidentale, sous l’autorité du pape
et des évêques, créa en son sein de nombreuses
dissensions et controverses théologiques. L’Eglise renforça
donc son organisation, centralisant plus encore l’autorité
entre les mains des évêques ce qui permit finalement
de se débarrasser des hérétiques, sans pour
autant faire oublier au bon peuple les nombreux aspects de la
vision de monde qu’avaient eu ces mouvements religieux ésotériques
(gnosticisme par exemple).
On
vit donc apparaître, dès le second siècle,
des mouvements religieux chrétiens dont le principal celui
des gnostiques allait perdurer jusqu’au Moyen Age et retrouver
une nouvelle vigueur moderne cette fois ci à la lecture
des documents découverts à Nag Hammadi.
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