Les
chefs hiérarchiques se tenaient sur quatre niveaux. Il
y avait l’évêque, le Fils aîné, le Fils
cadet et le diacre.
A l’évêque,
l’imposition des mains, la fraction du pain, la récitation
de l’oraison. A son défaut la hiérarchie jouait,
c’est à dire qu’il était remplacé par le
Fils aîné, celui-ci par le Fils cadet, sinon par
le diacre. En dernier recours, un simple fidèle suffisait,
voire une femme cathare.
L’évêque,
au seuil de la mort, installait le Fils aîné comme
successeur par la simple apposition des mains.
Le diacre,
ordinairement, entendait “ la confession légère”
une fois par mois. Un seul adepte, le plus souvent rendait compte
au confesseur pour tous et récitait alors une prière
rituelle, l’Evangile appuyé contre la poitrine. La communauté
était absoute de tous ses petits manquements à la
Règle lorsque le confesseur posait sur la tête du
récitant le même Evangile.
Cette imposition
de l’Evangile ou Consolation, ou Baptême du Saint -Esprit,
était le point fondamental de la doctrine.
Les simples
croyants qui pouvaient faire abstraction de toutes les abstinences
ou mortifications, libres de moeurs, n’avaient, pour devoir que
de contribuer à l’entretien des Consolés et ainsi
pouvaient effacer leurs fautes à l’article de la mort,
en recevant à leur tour la Consolation.
C’est ainsi
que, si un Parfait impose les mains et prononce la sentence rituelle,
le simple croyant est assuré de son Salut. C’est dans ce
cadre là qu’il faut replacer “ les montées joyeuses
au bûcher”; les simples croyants ayant été,
auparavant “consolés” par un Parfait.
Il
n’est pas de crime qu’on ait accusé les Patarins. Ils étaient
dénoncés comme voleurs, usuriers, assassins et par
dessus tout, charnels. On leur reprochera une vie sexuelle dissolue,
dépravée, contre-nature, ainsi que d’avoir toujours
prêché et soutenu que l’homme ne pouvait pécher
dans “ses parties inférieurs” parce que le péché
vient du coeur.
page
1
- 2
- 3
- 4
- [5]
- 6
- 7