LES CATHARES OUBLIES (2)

par Monsieur CASTILLE Daniel

En Lombardie, par exemple, trois groupes hérétiques dominaient tous les autres; en premier venait le groupe des cathares, puis celui des concorésiens et enfin celui des bagnolais. Les cathares, cependant, se subdivisaient en deux branches, l’une avait pour évêque Balansinanza de Vérone et l’autre Jean de Lugio.

A ces hérésiarques on opposait habituellement la secte des Passagini qui soutenait que les lois de Moïse étaient toujours en vigueur et que le Christ était tout simplement un ... homme.

Un moine, Ranerio Saccone, ancien adepte cathare (1250) réfuta les doctrines pour lesquelles il avait auparavant prêché et les poursuivit. Il dénombra treize Eglises cathares, 500 de celles des albanais (corruption probable du terme albigeois), 1500 pour les concorésiens, 200 pour les bagnolais, 100 dans la Marche, 150 appartenant à l’Eglise de France, 200 aux Eglises d’Albi, Toulouse et Carcassonne, 50 Eglises à Constantinople, 500 en Esclavonie, Romanie, Philadelphie (Lydie) et Bulgarie.

Ces quelques 4 000 affiliés dénombrés, nous dit Ranerio Saccone, ne doivent s’entendre que des hommes, les Parfaits, car de croyants il y en a un nombre infini (Summa de Catharis et Leonistis, sive pauperibus de Lugduno).

Au milieu de cette variété de sectes toutes plus hérétiques les unes que les autres, existait celles des Patarins (de pate=souffrir.)

“Li vice de céans son coneu par leur anciens noms; et ne veulent mie qu’ils soient apelé par les propres noms, mais s’apellent Patalins par aucune excellence, et entendent que Patalins vaut autant comme chose abandonnée à soufrir passion en l’essemble des martyrs qui soufrirent torments pour la saincte foy.”

(Assises de Charles I°. Les hérétiques d’Italie. Cantù.)

Certains érudits tiennent à faire remarquer qu’anciennement les druides s’appelaient “pataru” ou “pateri”, formes dérivées de “patres”.

Ces hérétiques ne respectaient aucune autorité terrestre, ni pape, ni évêques, ni prêtres. Pour eux, l’Eglise romaine n’était qu’une assemblée de méchants. Ils pensaient qu’il n’y avait point de résurrection et la distinction entre les péchés, une puérilité. Les miracles étaient, quant à eux, des signes du diable. Il ne devaient pas adorer la Croix; ils répudiaient l’Extrême-onction, le Purgatoire, le Baptême des enfants et pensaient aussi que les Sacrements n’étaient nullement divins et que ceux-ci, par conséquent, pouvaient être donnés par des laïcs. Quant au mariage, le consentement des deux partis suffisait et le moine Saccone dit que celui-ci n’avait d’autre but que celui d’avoir des enfants. Tous plaisirs étaient exclus et entraînaient la condamnation et l’exclusion de la communauté.

page 1 - 2 - 3 - [4] - 5 - 6 - 7

Participez
aux Forums

la Boutique
Esoterique

Cathares oublies
Cathares oublies les Cathares oubliés par Daniel Castille
15,20 Euros
Cathares oublies+ d'infos »

Du paganisme au christianisme
Du paganisme au christianisme Du paganisme au christianisme : Mémoire religieus e  par D.Castille
12,83 Euros
Du paganisme au christianisme+ d'infos »

Diable mérovingien
Diable mérovingien Une enquête de Stenay à Rennes-le-Château par Daniel Castille
16,63 Euros
Diable mérovingien+ d'infos »

Croix ansée et le livre de l'invisible divin
Croix ansée et le livre de l'invisible divin Une étude remarquable sur ce symbole universel.
17,10 Euros
Croix ansée et le livre de l'invisible divin+ d'infos »


retour en haut de page
la boutique ésotérique
- 08/08/2008 23:26:49 contact