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Mais qui était donc cet Othon de la Roche, si puissant d'apparence,
pour se permettre un tel écart ?
Othon était seigneur de la Roche-sur-l'Ognon (Doubs, arr. de
Besançon) et fils de Ponce de la Roche. Devant Constantinople, il faisait
partie du sixième corps de bataille des Bourguignons. Combattant réputé, il
partit à la conquête de la Grèce où il reçut la seigneurie d'Athènes pour
ses travaux guerriers.
Vers 1209-1210, il combattait avec Geoffroi Villehardouin,
le Neveu, au siège de l'Acrocorinthe. Toujours avec Geoffroi, il se rendait
régulièrement auprès de l'empereur, au parlement de Ravenique.
On le retrouve en mai 1210 de nouveau à Ravenique où il
siège à un parlement chargé de conclure un accord entre les barons et le
clergé, au sujet des biens des églises.
Othon de la Roche fit l'objet de plaintes répétées de la
part du clergé et le pape Honorius III, tout d'abord conciliant, en vint à
confirmer l'excommunication lancée contre lui.
Est-il retourné en Bourgogne ? On ne peut l'affirmer. Ce que
l'on sait, c'est qu'il était mort en 1234 (Longnon).
Selon certains érudits, le Suaire se serait retrouvé à
Athènes vers 1205-1206, emmené probablement par Othon qui l'aurait remis à
son père, Ponce de la Roche, qui le remettra à son tour à l'archevêque de
Besançon, Amédée de Tramelai, vers 1207-1208, qui le déposera dans l'église
Saint-Etienne de Besançon.
L'an 1099 voit donc partir la première croisade, avec à sa
tête Godefroy de Bouillon. Un siècle plus tard, en 1199, les comtes de
Champagne et de Blois prennent à leur tour la croix et on peut affirmer que
cette date marque le déclin de la Chevalerie, le début de la fin des
croisades (même si quatre autres vont suivre), le début de l'obscurantisme
religieux qui s'affirmera par l'Intolérance. Encore un siècle et un grand
Ordre va disparaître dans la honte. On sait peu qu'Innocent III tentera d'étouffer
l'hérésie cathare tandis que les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de
Jérusalem prendront fait et cause pour ces "hérétiques". Ne voit-on pas le
pape Grégoire IX, en 1238, condamner le rite du "Feu sacré" zoroastrien,
issu des pratiques des Mages et repris chez les chanoines de l'Ordre du
Saint-Sépulcre !
La rose initiatique, la rose de Chiraz, symbole du grand
mouvement civilisateur Orient-Occident, va se faner.
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