|
Enfin, et pour en terminer, afin d'asseoir leur(s)
contestation(s) sur l'authenticité du Suaire de Lirey-Chambéry-Turin il
faudrait que les détracteur puissent:
a) prouver que l'image a bien été formée par
l'application de peinture(s), teinture ou tout autre poudre ou acide.
b) éviter de reprendre comme une litanie les
travaux de Mc Crone et "son" oxyde de fer.
c) expliquer comment une image
tridimensionnelle a pu voir le jour au Moyen Age.
d) expliquer la superficialité de la
représentation (inscrite sur le haut des fibres uniquement) .
e) éviter de nous reparler de statue brûlante
sur laquelle un linge aurait été posé.
f) expliquer les traces de sang, de boue,
etc. relevées sur le linceul, conformément aux Ecritures.
et surtout
g) arrêter de s'appuyer sur le "mémoire de
Pierre d'Arcis" reconnu par tous comme n'étant qu'un "brouillon historique"
(qui n'a que cette valeur pour toute historicité).
h) nous expliquer pourquoi la représentation
du corps de cet homme supplicié ne peut être correctement visible, dans tous
ses détails, qu'à partir de six mètres (conséquence du d) ); pourquoi l'eau
employée plusieurs fois pour sauver le linge des flammes n'a jamais effacé l'image;
que c'est par cette représentation que l'on connaît l'endroit précis du
poignet où le bourreau plantait le clou du supplice, endroit ignoré sur
toutes les représentations picturales, mais connu depuis longtemps par les
exégètes; pourquoi, soudainement le Christ Pantocrator a remplacé le Christ
juvénile et Bon Pasteur qui ressemblait un peu trop à Mithra, Apollon ou
Dionysos... et enfin pourquoi cet homme crucifié correspond en tous points
(de la Passion) au Christ des Ecritures.
Nous en avons terminé pour cette présentation historique qui
ne se veut être qu'une base de travail, car beaucoup de recherches restent à
faire et les études scientifiques passées ou à venir devraient, enfin, faire
toute la lumière sur ce Mystère. Il ne s'agit pas ici de foi, mais d'une
réalité qui, si elle est prouvée, peut ouvrir des portes qui mèneront l'Homme
vers l'immortalité qu'il a un jour perdue.
Daniel Castille |