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Il s'agit d'un linge de dimension variable, destiné à
essuyer la sueur, et d'un usage général. Jean parle (20.5-8) des linges
affaissés et du soudarion enroulé séparément, à sa place. La disposition des
linges explique le "Il vit et il crut".
a) le linceul s'était simplement affaissé.
b) le soudarion gardait sa forme ovale comme
s'il encerclait encore une tête, une mentonnière en quelque sorte.
Donc, et toujours dans le souci d'être clair, disons que ce
que l'on appelle le suaire doit être plus proprement nommé linceul. C'est là
toute la précision apportée par le père Feuillet.
Le suaire aurait été aussi, autrefois, le nom donné à de
nombreux tissus qui n'étaient pas, ab origine, des reliques mais des
reliquaires car ils enveloppaient des reliques.
Nous n'entrerons pas plus avant dans le débat entre
spécialistes de la sémantique ou entre les tenants et les adversaires de l'authenticité
du Linceul, mais nous ne pouvons que constater que ce linge a bien
enregistré les traces des supplices endurés par un "homme" que tout
apparente au Christ des Evangiles et qu'il témoigne de la Résurrection, c'est
à dire le Mystère à la base de la Foi chrétienne.
Disons encore qu'aucune analyse ne fut oubliée et le frère
Bruno Bonnet-Eymard un des spécialistes incontesté du Suaire (sinon LE
spécialiste) développe son enquête "Le Suaire de Turin, comment prouver un
miracle" (C.R.C Saint-Parres-lès-Vaudes. 10260) en examinant les éléments
suivants:
- La photographie par examen du "négatif".
- L'examen médico-légal.
- L'exégèse.
- L'examen physico-chimique.
- La chimie du sang.
- La physique du "corps".
- La datation au carbone 14.
qu'il nous est impossible de traiter dans une aussi courte approche du
mystère.
Plus encore faut-il, au simple observateur, pour éviter
toute confusion réflexive, bien comprendre deux points particuliers
importants, pour ne pas dire lourds de conséquences, qui sont:
a) la Résurrection du dénommé Jésus-Christ (l'anastase
de Jean Guitton) n'est pas, à proprement parler, un retour à la Vie. Le "Ressuscité" n'est plus soumis aux lois de notre espace-temps, ni à celles
de la matière. Il est dit: surexistant (Guitton), ce qui a le mérite d'être
clair, il me semble.
b) les adversaires de l'authenticité du
Linceul auraient retrouvé le trop fameux (fumeux!) peintre-faussaire dans le "brouillon" attribué à Pierre d'Arcis. Cependant, il faut être honnête et
dire que jamais aucun peintre moyenâgeux, même de génie, n'a pu rendre la
tridimentionalité de l'image dans aucune autre représentation picturale,
tridimentionalité détectable uniquement par des moyens modernes, démontrée
par les physiciens américains de la N.A.S.A. et déjà remarquée par le
chercheur Paul Gastinaud en 1974.
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