DE LIREY A TURIN
ou l'histoire simple du Suaire

par Daniel Castille

Il s'agit d'un linge de dimension variable, destiné à essuyer la sueur, et d'un usage général. Jean parle (20.5-8) des linges affaissés et du soudarion enroulé séparément, à sa place. La disposition des linges explique le "Il vit et il crut".

a) le linceul s'était simplement affaissé.
b) le soudarion gardait sa forme ovale comme s'il encerclait encore une tête, une mentonnière en quelque sorte.

Donc, et toujours dans le souci d'être clair, disons que ce que l'on appelle le suaire doit être plus proprement nommé linceul. C'est là toute la précision apportée par le père Feuillet.

Le suaire aurait été aussi, autrefois, le nom donné à de nombreux tissus qui n'étaient pas, ab origine, des reliques mais des reliquaires car ils enveloppaient des reliques.

Nous n'entrerons pas plus avant dans le débat entre spécialistes de la sémantique ou entre les tenants et les adversaires de l'authenticité du Linceul, mais nous ne pouvons que constater que ce linge a bien enregistré les traces des supplices endurés par un "homme" que tout apparente au Christ des Evangiles et qu'il témoigne de la Résurrection, c'est
à dire le Mystère à la base de la Foi chrétienne.
Disons encore qu'aucune analyse ne fut oubliée et le frère Bruno Bonnet-Eymard un des spécialistes incontesté du Suaire (sinon LE spécialiste) développe son enquête "Le Suaire de Turin, comment prouver un miracle" (C.R.C Saint-Parres-lès-Vaudes. 10260) en examinant les éléments suivants:

- La photographie par examen du "négatif".
- L'examen médico-légal.
- L'exégèse.
- L'examen physico-chimique.
- La chimie du sang.
- La physique du "corps".
- La datation au carbone 14.

qu'il nous est impossible de traiter dans une aussi courte approche du mystère.

Plus encore faut-il, au simple observateur, pour éviter toute confusion réflexive, bien comprendre deux points particuliers importants, pour ne pas dire lourds de conséquences, qui sont:
a) la Résurrection du dénommé Jésus-Christ (l'anastase de Jean Guitton) n'est pas, à proprement parler, un retour à la Vie. Le "Ressuscité" n'est plus soumis aux lois de notre espace-temps, ni à celles de la matière. Il est dit: surexistant (Guitton), ce qui a le mérite d'être clair, il me semble.
b) les adversaires de l'authenticité du Linceul auraient retrouvé le trop fameux (fumeux!) peintre-faussaire dans le "brouillon" attribué à Pierre d'Arcis. Cependant, il faut être honnête et dire que jamais aucun peintre moyenâgeux, même de génie, n'a pu rendre la tridimentionalité de l'image dans aucune autre représentation picturale, tridimentionalité détectable uniquement par des moyens modernes, démontrée par les physiciens américains de la N.A.S.A. et déjà remarquée par le chercheur Paul Gastinaud en 1974.

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