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C’est en lisant le volume 4 de CEP D’OR de PYLA, c’est à dire le n° 2 de l’année 1995, que je découvris qu’il existait dans un petit village nommé Oppède-le-Vieux (Vaucluse) un carré magique SATOR.
Bien sûr, il n’y a pas que cet endroit qui possède un exemplaire du carré le plus célèbre (palindrome parfait, de palindromos, “qui revient sur ses pas”) et en faire la liste serait fastidieux.
Trois ans plus tard, je découvris, au travers de l’ouvrage de Philippe VALCQ, “L’énigme de la ville secrète des templiers. Montreuil-sur-Mer”(Ed. Ramuel) qu’il en existait un autre dans une tour du Château-Royal (photo page 50 du livre cité). Ces découvertes me rappelèrent qu’un temps je m’étais penché sur ce “carré magique” sans obtenir d’explications, ni de certitudes.
Mon propos ici est essentiellement d’éclairer un peu cet aspect “carré magique” qui suscite encore bien des interrogations, et si écrits il y eut un temps, on peut dire que ce symbole mystique, ce signe de reconnaissance ou toute autre explication possible, est tombé dans l’oubli.
Nous devons à M. Jérôme Carcopino une étude approfondie, intéressante et complète du travail effectué sur le “carré” par M. Guillaume de Jerphanion dans son travail intitulé: “ La formule magique SATOR AREPO ou ROTAS OPERA, vieilles théories et faits nouveaux.” C’est de ce Mémoire, fondamental et d’une grande érudition, que Jérôme Carcopino tire ses “Etudes d’Histoire chrétienne, le christianisme secret du carré magique”. (Albin Michel 1953.).
Le titre annonce la finalité de l’étude, à savoir qu’il a bien existé une vie du Christianisme antérieure à la Paix de l’Eglise, mais qui fut cependant une vie cachée. Ainsi va-t-il en déduire qu’à cette époque, qui couvre trois siècles, les chrétiens de l’Empire respectaient la Croix dans leur coeur mais se gardaient de l’ériger, par prudence. On peut donc déjà parler ici de “cruces dissimulatae” qui pouvaient prendre la forme du Tau, du Trident ou de l’Ancre.
M . Carcopino se méfie cependant des différentes interprétations parfois abusives et ne manque pas de s’interroger plus avant sur l’appartenance réelle du “ carré”. Faut-il le relier aux chrétiens de la primitive Eglise comme il est supposé plus haut, ou est-il une émanation des cabalistes juifs, voire des charlatans de la magie médiévale?
C’est à cette interrogation que nous allons tenter de répondre et si nous ne jetons qu’un éclairage indirect sur ce mystère cela n’est tout simplement dû qu’à la mise en forme de cet article. Le lecteur, cependant, pourra y voir les fondements d’une propre étude.
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