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le Baphomet : l'idole des Templiers
Etude
par D. Castille
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Nous avons constaté à la lecture des textes
relatifs au procès des templiers que les frères des différentes maisons
du Temple, soumis à la torture physique, avouèrent "spontanément
et sans contraintes" tout ce que les gens du roi attendaient d’eux.
Si toutes les dépositions semblent se recouper, il est un point sur lequel
les descriptions divergent (et pour cause!) qui est celui de l’apparence
prêtée à l’idole des idoles, le Baphomet. Si les descriptions nous
semblent parfois fantaisistes, elles sont pourtant assez proche de la
vérité.
Beaucoup de frères vont déclarer n’avoir
jamais vu cette idole ou "tête barbue" que les maîtres sortaient
à l’occasion des grands chapitres, ce qui ne nous surprend pas. Seuls
quelques-uns avoueront avoir vu l’idole, déclareront l’avoir parfois palpée,
mais le plus souvent ils tenteront de se sortir d’affaire en déclarant
s’être évanouis à la vue de cette "monstruosité".
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Une chose est certaine, la "tête"
a bien existé, sous une forme ou sous une autre (une reproduction), et
les Templiers qui déposèrent n’ont pas menti, seulement, le cérémonial,
qui devait être assez spécial au moment de la présentation, l’émotion,
mais aussi le secret demandé, l’atmosphère ont, en quelque sorte, déformé
la réalité en fantasmagorie, en hallucination quelque peu collective.
Pour preuve, l’insistance avec laquelle l’inquisiteur Guillaume de
Paris se mit à la recherche de cette "idole qui est en
forme d’une tête d’homme à grande barbe; " il n’aurait
pas donné les ordres conséquents à ses sbires pour des "aveux"
s’il n’avait pas été lui-même persuadé de l’existence de cette tête démoniaque.
Il faut reconnaître que l’histoire de cette
"tête- idole" ressemble par son côté mystérieux à celle du trésor
du Temple. On en parle beaucoup et on n’en voit pas l’ombre même de son
ombre.
Au moment de la grande arrestation des
templiers qui eut lieu le même jour dans tout le royaume, les gens du
roi, s’ils ne trouvèrent point d’or à foison, ne trouvèrent pas plus d’idoles
monstrueuses dans les commanderies, maisons ou fermes. C’est à croire
que les Templiers avaient été informés de cette "descente" des
gens d’armes !
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Seul Guillaume de Pidoye, administrateur
des biens du Temple à Paris, sommé de présenter à la Commission toutes
les idoles de métal ou de bois, ne pourra en montrer qu’une, connue de
tous les chercheurs, le fabuleux "Caput LVIIIm", un grand chef
d’argent ayant figure de femme, un reliquaire à l’intérieur duquel on
trouva les os de l’une des onze mille Vierges !
Mais qu’était cette idole qui devient vite
le centre d’intérêt des recherches de la Commission pontificale ou de celle
du roi et qu’on appelait: Baphomet ?
Chapitre I : Etude comparée des auteurs.
Chapitre II : L’explication d’Hammer-Purgstall sur le Baphomet.
Chapitre III : Mais qui sont donc ces ophites que nous rencontrons par le biais des coffrets de l‘Essarois ?
Chapitre IV : la representation du Baphomet par M. Héron de Villefosse
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