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le Baphomet : l'idole des Templiers - Chapitre I
Etude comparée des auteurs
Etude par D. Castille
Presentation
Chapitre I : Etude comparée des auteurs.
Chapitre II : L’explication d’Hammer-Purgstall sur le Baphomet.
Chapitre III : Mais qui sont donc ces ophites que nous rencontrons
par le biais des coffrets de l‘Essarois ?
Chapitre IV : la representation du Baphomet par M. Héron de Villefosse
- Pour Ernest Babelon, dans la Grande
Encyclopédie (tome 5 pages 307 et 308 ), le Baphomet doit se regarder comme
étant un objet exécuté par les membres d’une société secrète d’origine kabbale
ou Gnose.
- Pour Ulysse Chevalier, c’est une tête
que les Templiers étaient censés adorer et dont Hammer a retrouvé plusieurs
échantillons représentatifs dans le Cabinet des Antiquités du muséum impérial
de Vienne. C’est cette découverte et les caractères empruntés aux Gnostiques
et retrouvés dans la Franc-maçonnerie qui inspire la thèse gnostique des Templiers
remettant leur savoir aux Francs- maçons.
- Pour Hammer-Purgstall (Joseph de),
dont nous parlerons des travaux un peu plus loin, dans l’histoire des Templiers,
il faut comprendre que Bahumed ou Bahumet était l’une des formules occultes
des Gnostiques et dont ils se servaient pour rendre hommage à l’idole en forme
de veau (sic) dans leurs assemblées secrètes. Les Templiers auraient, en outre,
acquis quelques connaissances des hiéroglyphes en Syrie. Baphomet dériverait
de Baphomêtides ou Baptême de la Sagesse ou encore de la Sophia des Ophites.
- Sylvestre de Sacy soutenait qu’il s’agissait
d’une altération du nom de Mahomet, basant son argumentation sur le mot Bahomerid
signifiant mosquée.
- D’autres chercheurs, en décomposant le nom
Baphomet, arrivèrent à l’explication: Baphé = baptême et Meteos = initiation,
ce qui pouvait aussi évoquer une initiation par le feu.
- Victor Emile Michelet assura qu’il
s’agissait d’une formule abrégée: "TEMpli Omnium Hominum Pacis ABbas"
qui, lue à l’envers donne le mot BA.P.H.O.MET.
- Pour Albert Ollivier, il est curieux
que personne n’ait songé à rapprocher le Baphomet de Bapho, un port de Chypre,
car, dans les temps reculés, Bapho ou Baffo avait eu un temple consacré à
Astarté, à la fois Vénus et Lune, Vierge et Mère et qu’on vénérait sous la
forme d’une Pierre Noire, avec les sacrifices d’enfants qui s’imposent dans
tout rite un peu païen (ce qui n’est pas sans rappeler les rumeurs pseudo-gnostiques
qui accusaient les Templiers de faire rôtir les enfants afin d’en recueillir
la graisse qui servait à la fabrication de baumes protecteurs.)
- Albert Ollivier souligne aussi que
"c’est un sergent du Mont-Pezat qui s’accusa d’avoir adoré une image
baffométique" alors qu’on ne lui demandait rien de cela. En langue
d’Oc, ces propos signifiaient qu’il avait adoré une image de Mahomet. C’est
sans doute la première fois où fut mentionnée l’idole dans le procès et dont
l’existence deviendra une quasi réalité aux yeux des différents inquisiteurs.
- Pour V.E Michelet (Dossier de l’Histoire
n° 17), "l’esprit grossier des inquisiteurs" ne pouvait voir
dans le Baphomet que le Diable. Il reprend la forme TEMpli Omnium Hominum
Pacis ABbas qu’il explique comme étant "la configuration sculpturale
d’un arcane, figure qui, sous des formes variées, recouvre de ses grandes
ailes les frémissements intérieurs de son secret. C’est le Kheroub d’Assyrie
et d’Israël, le Kharouf arabe, le Sphinx de l’Egypte et de la Grèce, c’est
le pentacle fondant en une seule figure les quatre animaux divins qu’accompagnent
les quatre évangélistes et qui supportent le trône du Dieu de l’Apocalypse."
(Nous sommes ici, dans le pseudo-gnosticisme).
- Les chercheurs modernes voient dans le diable
"d’esprit baphométique" du portail de l’église Saint-Merri de Paris,
une représentation androgyne qui fait songer aux "noces chimiques",
à l’androgynie primordiale, etc.
- Pour l’incontournable Gérard de Sède,
il faut plutôt voir la traduction: "Teinturier de la lune"
dans Bapheus Mété, et dans ce cas, nous explique Charpentier qui soutient
lui aussi cette interprétation, il faudrait lire dans "in figuram baffometi"
du frère Gaucerant (qui n’est autre que le sergent de Mont-Pezat):" à
la manière des Teinturiers de la Lune", ce qui, en Alchimie, désigne
le Grand-Oeuvre, la transformation de l’argent en or.
- Louis Charpentier, après avoir passé
en revue les différentes interprétations, dit qu’au Moyen-Age, de telles figures
étaient connues sous le nom de "têtes enchantées" réputées
animées par le Diable lui-même et que le peuple les nommaient "têtes
de Mahomet". Le pape Sylvestre II (Gerbert d’Aurillac, ancien évêque
de Reims) en aurait possédé une, une sorte d’automate savant, tout comme la
petite histoire rapporte que Albert le Grand en aurait possédé une lui aussi.
Le sorcier El Ghirby, du Caire, aurait eu en sa possession une telle tête
qui, sous l’influence d’un esprit, rendait des oracles.
- Enfin, pour Henri Sevin, le titre de
son livre parle pour lui: "L’énigme des Templiers et le Saint-Suaire."
C’est, à ma connaissance, le seul chercheur qui, comme moi, relie ces deux
éléments. Aurait-il eu accès à quelque renseignement d’importance ? L’avenir
nous le dira.
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